ACTUALITÉ
LES EDITOS DE PASCAL PARSAT
JANVIER
Chères lectrices et chers lecteurs,
Cet édito, premier de l'année, sera hors normes vis-à-vis de ces prédécesseurs. Que dire, si ce n'est que se réalise ce que vous souhaitez ?
Que chacun trouve sa place, s'en empare et s'y épanouisse, tel est mon vœu, à votre intention. En cela, le CRTH, vous le savez et le constaterez à nouveau avec ce qui suit, Le CRTH donc, n'a de cesse d'impulser de nouveaux partenariats, de développer son territoire d'activités, d'aller au plus près des besoins, d'y apporter réponses. Une démarche de cohérence que chacun des membres, des projets, des activités du CRTH s'applique avant d'en donner conseil.
Observatoire de la réalité, explorateur de l'inconnu, créateur de possibles, le CRTH est cet espace où chacun est à égalité d'accès, d'usage, de qualité, d'exigence, de résultats. Le théâtre s'il est fait de maux, s'articule en actes. Puisse chacun s'accorder au moins sur la nécessité de passer du discours à l'action. Alors, ce sera déja, une année hors normes... Tous mes voeux pour ce que vous souhaitez atteindre, construire, détruire aussi, car il y a des idées toutes faites par exemple qui en auront bien besoin.
Et enfin, rêvez, rêvez, rêvez encore, nul besoin d'adaptation pour cela. Aucun rêve n'est impossible, le CRTH vous le confirme qui a fait voilà près de 20 ans maintenant celui de travailler sur la fraternité qui conduit tout naturellement à l'égalité et offre à chacun la liberté.
Bonne et douce année inimaginable...
P. Parsat
FEVRIER
Chère lectrice, cher lecteur,
Chers candidats au changement !
Voilà un an, dans l’édito de février 2011, je parlais de Mardi gras, sans doute aujourd’hui faut-il parler de mardi maigre… C’est la crise.
On le dit, on veut le croire et pour beaucoup de nos concitoyens c’est une réalité qui ne souffre pas d’en rire !
Ainsi, dans le domaine des professionnels du spectacle vivant, le climat est morose.
Et leur parler d’accessibilité tant du bâti que des créations… est un sujet qui, s’il vient s’ajouter à leurs réalités, n’en est pas pour autant le plus prioritaire
Soyons lucides et pragmatiques.
Regardons la situation en face sans désespérer de rien.
Par exemple, notre 1er partenariat avec les BIS (Biennales Internationales du Spectacle) de Nantes, ou avec les Festivals d’Avignon depuis 2008, pour ne citer que deux des nombreux événements culturels que nous avons interpellés, qui nous ont écoutés, avec qui nous avons construit des partenariats durables, constructifs, productifs !
Quelques chiffres : En deux jours aux Bis, notre site Internet a reçu près de 2000 visiteurs.
Plus de 300 sur notre stand. Notre atelier projet, en compagnie de Madame Soraya Kompany, Conseillère-DGCS, Ministère des solidarités et de la cohésion sociale et de Monsieur Bernard Maarek, Directeur de l’ARCADE PACA, a fait salle comble.
Mieux ! Le soin qu’a pris Nicolas Marc, organisateur des BIS à présenter notre partenariat a été un signe fort adressé à tous les professionnels présents aux grands débats qui ont réunis plus de 3000 professionnels. Saluons-le.
Quel bilan tirer de ce salon ?
Si le principe d’accessibilité et d’égalité est très intégré, demeurent de nombreuses questions : Qui finance ? Etant la première interrogation majoritairement posée.
Avec qui ? Comment ? Etant deux questions très souvent posées.
Pourquoi ? Etant désormais remisé aux idées du passé.
Former, informer est désormais le sujet du jour.
Les besoins de savoir, comprendre, de s’approprier l’accessibilité sont patents.
Les besoins pour identifier de réelles compétences aussi.
Présents, et seuls à l’être, nous avons pu constater combien ceux que nous rencontrons, et qui de plus viennent spontanément à nous, manquent d’outils d’information adaptés à leur secteur.
Un état des lieux s’impose pour clarifier les domaines de compétences et d’intervention des acteurs en activités sur ce domaine.
Entre ceux qui travaillent bénévolement, ceux qui vivent sur le sujet et ceux qui depuis longtemps se sont engagés, et peuvent faire état de résultats patents, vecteurs de changement,
Entre ceux qui croient réellement apporter des réponses, ceux qui sont convaincus de détenir la vérité, ceux qui disent ce qu’il faut faire aux autres mais n’en sont pas l’expression concrète, ceux qui arrangent leurs résultats, cela fait du monde, et à terme devient objet de confusion.
Il est urgent que les uns et les autres se mettent autour d’une table pour apprécier là où ils sont une vraie valeur ajoutée, là où il faut creuser, affirmer, poursuivre ! Là où il faut passer la main, se regrouper, se fédérer. A l’heure où les moyens se raréfient, c’est une urgence absolue.
Mesdames, Messieurs les politiques, il vous incombe de nous remettre nos feuilles de route, de nous demander du concret.
C’est donc pour vous, une nécessité de ne plus globaliser, mais de structurer, d’avoir une vraie vision d’avenir. Pas à 1 ou 2 ans, mais au moins à 25. Une vraie politique donc qui fait fi des opportunismes, des privilèges, des habitudes, des prés carrés…
Donnez la parole aux acteurs de terrain. Vous êtes trop loin de la réalité.
Osez entendre ce qui fâche, acceptez d’écouter ce qui vous contredit, vous pousse dans vos retranchements.
Vous entendrez aussi, peut-être des félicitations…
Acceptez aussi de vous évaluer, de vous remettre en cause, de parfaire votre savoir et votre vision.
Nous, les sans-grades le faisons au quotidien, ne serait-ce que parce que vous nous demandez d’évaluer, de rendre des comptes, de justifier…
Revenons à ceux que nous rencontrons, de ceux là dont nous sommes prêts à vous parler, qui sont bien seuls, inquiets et démunis devant les enjeux que vous avez fixés, et pour lesquels vous n’avez pas dévoilé, ou si peu les pistes pour les réaliser.
Ainsi, il faut bien admettre que si autant de professionnels s’interrogent encore, c’est que les outils créés à leur intention demeurent insuffisants.
Sans doute les guides vendus ou offerts ne vont pas assez loin, ne touchent pas d’assez près leurs besoins, où sont trop clairement édités pour la promotion de quelques-uns… de quelques gestionnaires de vos politiques !
La culture peut être un loisir, mais pour ceux là, c’est un métier avec des exigences, des codes, des usages. Les généraliser, les globaliser ne peut que leur donner le sentiment qu’on ne connaît rien à leurs réalités, voire qu’ici aussi on les tire vers le mot loisir quand il est question d’une culture professionnalisée, responsable et impliquée.
Le CRTH, structure de terrain, de création artistique, de culture donc ! Sait ce que veut dire produire, embaucher, diffuser, vendre, chercher de l’argent.
C’est là, depuis 1993, toute sa raison d’être :
Regarder, apprécier, sentir, réfléchir, proposer. Innover pour apporter des réponses adaptées aux réalités de son secteur. Pas copier, pas détourner ce que tel ou tel aurait fait. Je dis bien créer. Sachez-le : les besoins de créations ne manquent pas !
En ce mois de février, je fais le vœu que tombent les masques, que finisse la comédie, et qu’enfin sérieusement, honnêtement, sans fard et en conscience, les acteurs du changement soient identifiés, salués, accompagnés, et … financés…
Tout un programme !
Espérons qu’il les fera siennes…
Tout autant, avons-nous porté nos vœux à la connaissance de Monsieur Philippe Bas, ancien Minsistre, Sénateur et Président de l’Observatoire de l’accessibilité et de la conception Universelle, et à celle de Monsieur Patrick Gohet, Président du CNCPH…
Le CRTH vous informera des suites et des avancées de ses démarches,
Soyez-en certains !
Le changement est en route ! Le CRTH l’accompagne, avec vous, maintenant et depuis 1993 !
PS. Cela fait slogan de campagne, non ? Quand je vous dis que le CRTH innove… pour que les autres ensuite s’emparent de ses créations…
Chers candidats au changement !
Voilà un an, dans l’édito de février 2011, je parlais de Mardi gras, sans doute aujourd’hui faut-il parler de mardi maigre… C’est la crise.
On le dit, on veut le croire et pour beaucoup de nos concitoyens c’est une réalité qui ne souffre pas d’en rire !
Ainsi, dans le domaine des professionnels du spectacle vivant, le climat est morose.
Et leur parler d’accessibilité tant du bâti que des créations… est un sujet qui, s’il vient s’ajouter à leurs réalités, n’en est pas pour autant le plus prioritaire
Soyons lucides et pragmatiques.
Regardons la situation en face sans désespérer de rien.
Par exemple, notre 1er partenariat avec les BIS (Biennales Internationales du Spectacle) de Nantes, ou avec les Festivals d’Avignon depuis 2008, pour ne citer que deux des nombreux événements culturels que nous avons interpellés, qui nous ont écoutés, avec qui nous avons construit des partenariats durables, constructifs, productifs !
Quelques chiffres : En deux jours aux Bis, notre site Internet a reçu près de 2000 visiteurs.
Plus de 300 sur notre stand. Notre atelier projet, en compagnie de Madame Soraya Kompany, Conseillère-DGCS, Ministère des solidarités et de la cohésion sociale et de Monsieur Bernard Maarek, Directeur de l’ARCADE PACA, a fait salle comble.
Mieux ! Le soin qu’a pris Nicolas Marc, organisateur des BIS à présenter notre partenariat a été un signe fort adressé à tous les professionnels présents aux grands débats qui ont réunis plus de 3000 professionnels. Saluons-le.
Quel bilan tirer de ce salon ?
Si le principe d’accessibilité et d’égalité est très intégré, demeurent de nombreuses questions : Qui finance ? Etant la première interrogation majoritairement posée.
Avec qui ? Comment ? Etant deux questions très souvent posées.
Pourquoi ? Etant désormais remisé aux idées du passé.
Former, informer est désormais le sujet du jour.
Les besoins de savoir, comprendre, de s’approprier l’accessibilité sont patents.
Les besoins pour identifier de réelles compétences aussi.
Présents, et seuls à l’être, nous avons pu constater combien ceux que nous rencontrons, et qui de plus viennent spontanément à nous, manquent d’outils d’information adaptés à leur secteur.
Un état des lieux s’impose pour clarifier les domaines de compétences et d’intervention des acteurs en activités sur ce domaine.
Entre ceux qui travaillent bénévolement, ceux qui vivent sur le sujet et ceux qui depuis longtemps se sont engagés, et peuvent faire état de résultats patents, vecteurs de changement,
Entre ceux qui croient réellement apporter des réponses, ceux qui sont convaincus de détenir la vérité, ceux qui disent ce qu’il faut faire aux autres mais n’en sont pas l’expression concrète, ceux qui arrangent leurs résultats, cela fait du monde, et à terme devient objet de confusion.
Il est urgent que les uns et les autres se mettent autour d’une table pour apprécier là où ils sont une vraie valeur ajoutée, là où il faut creuser, affirmer, poursuivre ! Là où il faut passer la main, se regrouper, se fédérer. A l’heure où les moyens se raréfient, c’est une urgence absolue.
Mesdames, Messieurs les politiques, il vous incombe de nous remettre nos feuilles de route, de nous demander du concret.
C’est donc pour vous, une nécessité de ne plus globaliser, mais de structurer, d’avoir une vraie vision d’avenir. Pas à 1 ou 2 ans, mais au moins à 25. Une vraie politique donc qui fait fi des opportunismes, des privilèges, des habitudes, des prés carrés…
Donnez la parole aux acteurs de terrain. Vous êtes trop loin de la réalité.
Osez entendre ce qui fâche, acceptez d’écouter ce qui vous contredit, vous pousse dans vos retranchements.
Vous entendrez aussi, peut-être des félicitations…
Acceptez aussi de vous évaluer, de vous remettre en cause, de parfaire votre savoir et votre vision.
Nous, les sans-grades le faisons au quotidien, ne serait-ce que parce que vous nous demandez d’évaluer, de rendre des comptes, de justifier…
Revenons à ceux que nous rencontrons, de ceux là dont nous sommes prêts à vous parler, qui sont bien seuls, inquiets et démunis devant les enjeux que vous avez fixés, et pour lesquels vous n’avez pas dévoilé, ou si peu les pistes pour les réaliser.
Ainsi, il faut bien admettre que si autant de professionnels s’interrogent encore, c’est que les outils créés à leur intention demeurent insuffisants.
Sans doute les guides vendus ou offerts ne vont pas assez loin, ne touchent pas d’assez près leurs besoins, où sont trop clairement édités pour la promotion de quelques-uns… de quelques gestionnaires de vos politiques !
La culture peut être un loisir, mais pour ceux là, c’est un métier avec des exigences, des codes, des usages. Les généraliser, les globaliser ne peut que leur donner le sentiment qu’on ne connaît rien à leurs réalités, voire qu’ici aussi on les tire vers le mot loisir quand il est question d’une culture professionnalisée, responsable et impliquée.
Le CRTH, structure de terrain, de création artistique, de culture donc ! Sait ce que veut dire produire, embaucher, diffuser, vendre, chercher de l’argent.
C’est là, depuis 1993, toute sa raison d’être :
Regarder, apprécier, sentir, réfléchir, proposer. Innover pour apporter des réponses adaptées aux réalités de son secteur. Pas copier, pas détourner ce que tel ou tel aurait fait. Je dis bien créer. Sachez-le : les besoins de créations ne manquent pas !
Au passage, je salue « Eclipse », le spectacle d’Amadou et Mariam. En 1993, en créant notre premier spectacle dans le noir avec déjà aussi diffusion de senteurs variées, la tâche fut plus rude.
Mon chéquier s’en souvient…Combien alors, il a fallu de persévérance pour que ce concept des « Visiteurs du Noir » dont la dernière création a été Colin Maillard, spectacle qui tourne encore, voit le jour.
Force a été de constater que les chargés de la culture d’alors n’y voyaient pas grand-chose si j’ose dire. Alors qu’aujourd’hui les mêmes seront peut-être au premier rang, frémissants, amnésiques que voilà près de 20 ans, une telle proposition ne les enchantait guère.En ce mois de février, je fais le vœu que tombent les masques, que finisse la comédie, et qu’enfin sérieusement, honnêtement, sans fard et en conscience, les acteurs du changement soient identifiés, salués, accompagnés, et … financés…
Tout un programme !
A vous qui avez des idées, des suggestions, des propositions pour que les choses changent, avancent,
Faites-nous en retour, nous les porterons aux candidats à la présidentielle, comme nous l’avons fait à Monsieur François Hollande venu sur notre stand aux Bis qui là a découvert notre travail, s’en est réjoui et à entendu nos constats, nos propositions.Espérons qu’il les fera siennes…
Tout autant, avons-nous porté nos vœux à la connaissance de Monsieur Philippe Bas, ancien Minsistre, Sénateur et Président de l’Observatoire de l’accessibilité et de la conception Universelle, et à celle de Monsieur Patrick Gohet, Président du CNCPH…
Le CRTH vous informera des suites et des avancées de ses démarches,
Soyez-en certains !
Le changement est en route ! Le CRTH l’accompagne, avec vous, maintenant et depuis 1993 !
PS. Cela fait slogan de campagne, non ? Quand je vous dis que le CRTH innove… pour que les autres ensuite s’emparent de ses créations…
P. Parsat
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